Proposer un pilote

Scelo Liber · anti-fraude au faux conseiller

Un fraudeur peut imiter votre banque. Il ne peut pas connaître son code.

Liber s'ajoute à l'application d'une banque. Il repère qu'un client valide un virement pendant un appel, met ce virement en pause, et permet au client de vérifier en cinq secondes si la personne au téléphone travaille vraiment pour sa banque.

Le code d'appel calculé en direct
Dans l'app du clientpendant l'appel
Dans l'outil du vrai conseillerau même instant
Le même code : c'est bien la banque.
Chez le faux conseilleril doit deviner
Une chance sur 10 000. Le client raccroche.

Code à 4 chiffres, renouvelé toutes les 60 secondes, calculé à partir d'un secret propre au téléphone du client. Ici, un secret de démonstration.

Le problème

La manipulation est devenue la première fraude au paiement en France.

Le faux conseiller appelle depuis un numéro qui ressemble à celui de la banque, connaît le nom du client, parfois son solde. Il ne vole aucun code : il fait valider le virement par le client lui-même.

516 M€

de fraude par manipulation en 2025, en hausse de 34 % sur un an

376 M€

sur les virements depuis la banque en ligne, contre 244 M€ en 2024

41,6 %

de toute la fraude aux moyens de paiement

Source : Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, rapport annuel 2025 (Banque de France, publié le 9 septembre 2026).

L'authentification forte ne suffit plus

Face ID et le code prouvent que c'est bien le client qui valide. Ils ne disent pas qu'il valide sous la dictée de quelqu'un. En France, la Cour de cassation juge que l'authentification forte ne prouve pas à elle seule le consentement, et la banque rembourse souvent.

Il manque un moment de vérité

Au téléphone, le client n'a aucun moyen fiable de savoir à qui il parle. Les campagnes « votre banque ne vous appellera jamais » s'oublient au moment où la voix est convaincante. Liber donne au client et à la banque ce moyen.

Fonctionnement

Ce qui se passe quand un faux conseiller appelle.

  1. 01

    L'app sait qu'un appel est en cours

    Au moment où le client valide un virement, l'application note seulement « appel en cours : oui ou non ». Elle ne lit ni le numéro, ni le contact, ni l'historique. Ce signal est signé par le téléphone, il ne peut pas être inventé après coup.

  2. 02

    Le virement vers un tiers est mis en pause

    Rien ne part. Le client voit que sa banque va vérifier, et seule la banque peut libérer le virement, depuis ses propres systèmes. Personne ne peut le faire au téléphone.

  3. 03

    La banque rappelle et prouve qui elle est

    Le conseiller rappelle au numéro de la fiche client et lit le code d'appel affiché dans son outil. Le client compare avec son app. Même code : il peut parler. Pas de code ou un autre code : il raccroche.

  4. 04

    Chaque décision laisse un reçu de preuve

    Le service signe un reçu qui ne contient que des empreintes et des verdicts, sans nom, sans IBAN, sans montant en clair. La banque l'archive. Son empreinte est inscrite dans un journal public en ajout seul, vérifiable par tous.

Les briques de Liber

Un socle commun, des options que la banque active.

Les briques ci-dessous sont implémentées et testées sur iPhone avec notre banque de démonstration, qui ne manipule que des données fictives.

Le cœur

Code d'appel

Le même code à 4 chiffres dans l'app du client et dans l'outil du conseiller, renouvelé chaque minute. Pour la banque : une route d'API sur son serveur, un composant à poser dans l'outil des conseillers, un composant prêt à l'emploi dans son app.

Signal

Appel en cours, signé

Un oui ou non mesuré par le système du téléphone et couvert par la signature de l'appareil.

Protection

Code de détresse

Un second code qui, saisi sous la contrainte, affiche une opération normale tout en la gelant et en alertant la banque.

Preuve

Reçu de preuve

Signé à chaque décision, archivé par la banque, inscrit dans un journal public d'empreintes.

Décision

Pause, jamais blocage

Les signaux suspendent ou gèlent une opération. La banque décide toujours de la suite.

Nos règles

Ce que Liber ne fait pas.

Il n'écoute pas les appels. Il ne lit ni numéro, ni contact, ni durée. Seulement « appel en cours : oui ou non ».

Il ne garde pas les paiements. Les données d'une opération restent en mémoire le temps de la décision, puis sont effacées. L'historique reste chez la banque.

Il ne décide pas à la place de la banque. Il signale, met en pause et prouve. La banque libère ou annule.

Il ne promet pas l'impossible. Aucun outil n'arrête toute la fraude. Liber retire au faux conseiller son arme principale : la confiance du client au téléphone.

Pour les banques

Branché dans ce que la banque a déjà.

Liber fonctionne avec l'authentification forte actuelle de la banque. Pas de nouvelle app pour le client, pas de changement de parcours en dehors des moments à risque.

Dans l'app du client

Un kit iOS qui ajoute le signal d'appel, le code d'appel et le code de détresse. Android est prévu.

Dans l'outil du conseiller

Un composant à poser dans le poste existant, par exemple <scelo-call-code>, alimenté par le serveur de la banque. La clé d'accès ne quitte jamais ce serveur.

Côté serveur

Une API de décision et de reçus de preuve. Hébergement dans l'Union européenne, aucune donnée de transaction conservée.

Cadre européen

Né sur le portefeuille d'identité européen.

Scelo a commencé par la validation des paiements avec le portefeuille d'identité numérique européen (EUDI), selon la spécification TS12. Liber reprend ce travail et le rend utilisable dès aujourd'hui, avant l'arrivée du portefeuille.

  1. Octobre 2026
    Tests dans le bac à sable de France Identité

    Notre émetteur et notre vérificateur testés dans le build « Partenaires » de l'application France Identité.

  2. Octobre 2026
    Candidature au consortium européen APTITUDE

    Candidature déposée pour le Work Package 6, consacré au portefeuille pour le paiement et la banque.

  3. Début 2027
    Création de Scelo SAS

    La société qui portera le service et les contrats.

  4. Fin 2027
    Le portefeuille arrive dans les banques

    Le règlement eIDAS 2 oblige les banques à accepter le portefeuille d'identité européen à la demande du client. Liber s'y branche sans changer de logique.

Pilote

Nous cherchons une banque pour un pilote de trois mois.

Une démonstration de vingt minutes suffit pour voir le parcours complet, côté client et côté conseiller. Le pilote se fait avec l'équipe fraude, sur un périmètre qu'elle choisit.

Nous écrire

Une démo, une question sur la sécurité ou l'intégration :

support@sakaax.com